La longue traîne
Le terme de longue traîne (long tail en anglais), déjà très connu des statisticiens, a été rendu célèbre par Chris Anderson en 2004. Rédacteur en chef du magazine Wired, il s’est intéressé aux parts de marché de grandes entreprises tels que Amazon ou Netflix.
Plus de 80% des ventes !
Son analyse a mis en évidence un phénomène commun : l’ensemble des produits de fond de catalogues se vendent en moins grande quantité individuellement. Cependant, la somme de leurs ventes peut collectivement dépasser la sommes des ventes des produits les plus vendus.
En résumé, 80% et parfois plus du potentiel se trouve donc hors des ‘best sellers’
De là à transposer cette théorie au référencement, il n’y a qu’un pas que beaucoup de référenceurs ont déjà franchi, puisque la structure des recherches par mots-clés des internautes présente le même schéma.
On ne parle alors plus de produits et de ventes mais de mots clés et de visites. Plutôt que des longs discours, je vous propose ce schéma représentatif de l’effet longue traîne:
L’axe des abscisses représente le nombre de mots clés. L’axe des ordonnées représente, quant à lui, la popularité des mots clés.
Une tête de longue traîne très concurrentielle
En tête, on retrouve des expressions très génériques, composées, en moyenne, de 1 à 2 mot(s) clé(s). Ces expressions sont très bonne en terme de notoriété, sont très recherchées et peuvent générer un trafic important, mais dans des contextes très concurrentiels.
Cependant, malgré la popularité de ces mots clés, le trafic apporté est très souvent peu ciblé. En plus d’un taux de conversion faible, la concurrence sur ces expressions est très forte.f
Réussir à se placer en première page des moteurs de recherche, tant en référencement naturel qu’en liens sponsorisés, devient donc très difficile et nécessite du temps et des budgets élevés.
La zone médiane: une zone concurrentielle mais abordable
La courbe chute très vite, et nous passons des expressions à très forte popularité et concurrence à des expressions plus qualifiées. Souvent composée de 2 à 4 mots clés, ces termes sont moins concurrencés, mais présentent toujours une popularité non négligeable. Il est donc plus facile de bien se placer dans les SERPs (Pages de résultats des moteurs de recherche). Le trafic apporté est moins important mais plus ciblé.
Par exemple, “chaussure” est bien plus souvent recherché que “chaussures de sport” ou “chaussures running adidas” et plus encore que “chaussures rando Salomon pour femme”. Mais plus les expressions sont spécialisées, plus elles sont proches d’une éventuelle transaction, ou en tout cas d’une visite qualifiée.
Le fond de traîne
Après ces expressions à 2 ou 4 mots clés, on se retrouve dans la queue de la longue traîne (d’où long tail en anglais). Les expressions qui composent le fond de la traîne dépassent les 3 mots clés. On se retrouvera donc avec des recherche de 4 mots clés et plus. Nous pouvons reprendre l’exemple cité plus haut, “chaussures rando Salomon pour femme” ou “chaussures de sport adidas training”. On remarque que ces expressions sont plutôt longues. Le trafic généré risque donc d’être faible, voire très faible. Cependant, le ciblage est très important et la probabilité de conclure une vente est largement plus important qu’une personne arrivant sur votre site à partir d’une recherche sur “chaussure”.
En résumé…
On comprend donc l’intérêt d’exploiter la longue traîne en référencement naturel. En focalisant une partie du travail sur ces expressions, on arrivera à se classer dans les moteurs de recherche plus aisément. De plus le trafic apporté sera plus ciblé. On aura donc plus de chance d’intéresser le lecteur dans le cas d’un site d’information ou de transformer une vente dans le cas d’un site e-commerce.
Une remarque importante, cependant. Il est également nécessaire de se placer sur quelques expressions génériques. Ceci, dans le but d’améliorer notre notoriété.



